mardi 5 juin 2007

The Bad Ass Night : best concert ever !

Arrivé devant la salle, un écran diffuse une bannière vidéo pour le concert, une longue queue fait le tour du building.


Ca fait bizarre de voir autant de fans, vu la notoriété du groupe en France. Mais ici, Primus a vendu des cds à la pelle.
Je fais la queue. Tout le monde est super excité, certains bourrés. Enfin, ça ne fait que commencer. A l'intérieur de la salle, 4 comptoirs permettent au public de s'abreuver, ce que celui-ci fait en masse. Assez impressionant, malgré les prix élevés (7$ la bière), tout le monde boit. Après m'être acheté un t-shirt à manches longues, l'opening band, [b]Two Gallants[/b] commence.

J'avais checké le myspace www.myspace.com/twogallants et ne m'attendais pas à grand-chose, ce que j'ai eu. Du rock/folk bien éxécuté mais sans grande originalité par un gratteux avec harmonica intégré, et un batteur. Mais je note déjà que le son est puissant, clair (et fort, pour un premier groupe). Faut dire que la salle a à peine un an. Bon signe annonciateur. Une partie du public bien éméchée commence à réclamer CLaypool ou à acclamer de manière ironique. Grumpf. Heuresment, ils sont couverts par les gens polis qui applaudissent. A noter que des serveuses passent dans la fosse pour prendre commande :shock:. Je m'en vais d'ailleurs commander une bière.

Je reviens, la première partie est finie, et me place à dix mètres de la scène sur la gauche. Le public n'est pas enthousiaste, il est follement impatient. Tout le monde est excité (et bourré, j'insiste c'était marquant).

Puis le groupe rentre sur scène : Gabby Lala à la cithare, Sherik au saxo, Paulo Baldi à la batterie, Mike Dillon aux percus, djembé et vibraphone (une sorte de xylophone électrique) et Claypool, en redingote, lunettes space et chapeau presque melon. Acclamation délirante.

Suit des chansons des divers projets rallongés à coups de jams jouissifs, les chansons font minimulm chacune 10 minutes. Le son est gigantesque, très rock, même en l'absence de guitare. Sur Prelude to fear et son riff dantesque, c'est presque métal. Le groupe est très en forme, s'échange des joutes de solis, le batteur et le percussionniste se défoule sur leur duo de Drums and Whamola, Claypool dance et sautille, le sourire aux lèvres, chante certains passages de manière hallucinée, déjantée.

Après 4 chansons, Claypool s'éclipse pour revenir jouer avec un masque de cochon sur son violoncello électrique.

3 chansons plus tard, c'est avec une démarche de ouistiti qu'il débarque avec un masque simiesque, pour jouer du whamola.
Tout le public danse, et exulte en transe lors de Whamola, à la rythmique imparable, où l'on voit des pogos. Il y a mêmes des slams lors des jams. Assez incroyable quand on écoute la musique sur cd. Le public fait les coeurs sur Ds Diner

Claypool porte ensuite un masque de type rockeur rockabilly.




Que dire d'autre, que du bonheur, une présence sur scène habitée, de la musicalité élevée, un son parfait, un public déchainé. Peut-être un peu trop d'ailleurs, ils peuvent pas écouter au lieu de taper dans les mains et gueuler comme des dératés lors des solis. Les a d'ailleurs du mal à parler et doit demander du silence sur Iowan Gal, qu'il joue seul au banjo.

Après un énorme Lust Stings, le groupe vide la scène. Déjà me dis-je, c'est abusé. Sauf que le groupe a joué de 10:45pm à 12:30am. :D :D

Après avoir mangé un hotdog, je reviens devant la salle. Et une heure après, autographe du percusionniste, et de Les Claypoooooooooooooooool ! ^^

Vidz des 3 premières minutes de Thela Hun Ginjeet, bon la vidz ne rend pas l'énormité de la chose mais bon. http://youtube.com/watch?v=0y-j9weLM58
"So today is the 40th anniversary of Sgt. Pepper, in tribute we played Thela Hun Ginjeet." (reprise groovy de King Crimson, je dois dire que je vois pas le rapport lol)

lundi 4 juin 2007

Spitting out the seeds

Olé! Vendredi, 6h, montée dans le car pour Montréal. 3h plus tard, montée dans le car pour New York City. Autant dire que les cars, pourtant pas discount, sont très peu pratiques pour dormir. Ca vibre presque autant qu'une machine à laver. Sans laver. Du coup, j'ai beau essayé toutes les positions (oui, quand on me fait vibrer je suis entreprenant), pas moyen de fermer l'oeil sans le rouvrir trente secondes plus tard.

Peu après passage à la frontière. Nan je ne me suis pas fait arrêté, oui je viens en paix et touriste.(faciles leurs question). Ca fait tout de même bizarre de voir la tête de Bush accroché au mur. J'avais lu qu'il fallait payer 6$ US pour rentrer (ca fait pas cher le parc d'attractions). Puis, j'ai fait humhum. Puis je l'ai oublié. Ce qui m'ammène à me sentir con sans un cent à la caisse, ma VISA ne passant pas. Du coup la caissière, toujours souriante du haut de ses kilos, va quémander à ses collègues qui accepte de m'échanger des $ us contre des canadiens. Un collègue accepte, mais je n'ai que des gros billets. Il me file quand même la thune sans rien en échange. 'fin ca m'a surpris, on verrait pas ca en France bien souvent.



Arrivé à NYC : 5h du matin. J'ai réussi à dormir 1 ou 2 heures, l'insomnie de la semaine passée n'arrange rien. Haut les coeurs, je suis à NY, la touristerie n'attend pas.Le terminal est en plein MIDTOWN, à deux pas de Timesquare. A Paris, a 5h du mat', la rue est vide.Ici, desjoggers, cyclistes, rappeux, touristes, cafféinomanes du matin se balladent, c'est déjà animé, les yellow cabs surgissent comme des furies furieuses. Je suis donc en plein milieu des gratte-ciels, des billboards géants,des immeubles Paramount, Plaza...uf, impressionant. Après avoir retiré des billets verts (héhé), je commence à remonter Broadway en direction de Central Park. Je suis assez émerveillé. C'est dantesque, ca cloue sur place. La chaleur monte, étouffante, le ciel est bleu, le soleil (est jaune et) rayonne. Des statues sont parsemées à côté de jolis fontaines aux abords de Central Park. Le park est verdoyant, sillonées par de multiples sentiers ou pistes cyclables, se croisant, sur des ponts ou non, de nombreuses variétés d'arbres, le tout parsemées de collines rocheuses et de petits lacs (appelés aussi "lacounets") décorées de vases et de nénuphares, aux charmes certains sous les premiers regards de Ra.

Je reste aux abords du parc, le longeant d'Ouest en Est pour reparcourir le MIDTOWN. Je me jette un breakfast pancakes, oeufs, saucisses grillées derrière l'estomace, un café jus de chaussette pour arroser le tout. Je reste cependant aussi souriant qu'un Nosferatu ébahi. Je m'achete alors une bouteille d'eau et une canette de Red-bull. Je n'aime pas spécialement ce genre de boission, mais ça a le mérite d'être particulièrement efficace quand il faut réveiller son Jérôme. En route pour la compagnie de sightseeing. Première déception, j'ai bouclé le truc trop vite sans m'apercevoir que le bus est à toit fermé. Résultat, on apprécie qu'un côté de la rue, l'autre exigeant un vain torticolis. Le "guide" est relativement sympa et dynamique et ressemble à Jack dans Lost. On parcourt le Midtown en voyant les "must see", en passant par divers quartier jusqu'au Sud-Ouest, Battery Park. Les quartiers traversés suggère chacun posséder une atmosphère propre et particulière. Bon, on aperçoit plus que l'on observe et ressent l'ambiance, étant donné l'allure débridée du bus. Il n'y a pas non plus beaucoup d'asiatiques a bord d'ailleurs.

Battery Park. On embarque après un ptit temps d'attente sur le Ferry :
Dans un premier temps on longe l'île vers l'Ouest en passant sous l'imposant Brooklyn Bridge, puis arrivé au Manhattan Bridge, on fait demi-tour en longeant Brooklyn (Brooklyn étant le Borough situé de l'autre côté du pont Brooklyn, Manhattan étant le plus peupléb (dans les 2millions), NY compte 5 Boroughs. Dùoù le titre du dernier album des Beastie Boys d'ailleurs).
La vue sur l'île de Manhattan et tous ses skycrapers est magnifique. Rien que ceci est grandiose. On passe ensuiteà côté de Ellis Island, l'île ou les immigrants étaient contrôlés et parfois mis en quarantaine, après avoir stationné à côté de la Statue de la liberté, tout de même bien impressionante, toute de symbolique dressée.
Il est midi,le soleil tape sur le bateau, je n'ai toujours pas pris de douche, je suis en jean. Les mouches arrives par triplettes de douzaines.
Retour sur terre après ce parcours vraiment génial.

Montée dans le bus, direction restau mexicain pour bouffer du burger(??). Tous les touristes se gavent de coca. Pendant que j'essaye de deviser sur la trajectoire incertaine d'une araignée tentant de reproduire les exploits de l'homme-araignée, il est temps d'aller digérer au Financial Centre. Pendant qu'un mini-orchestre s'essaye à de la musique contemporaine, les touristes contemplent Ground Zero. Devenu un chantier. Rien d'intéressant. Une fois mon petit rot sorti, nous nous dirigeons vers les Nations Unis, qui possèdent leur propre territoire (non US).
La visite revête des aspects historiques. Je m'apprête à lever les hauts aux ciels, mais non. Il y a un plafond. Le guide est en fin de compte dynamique et straight to the point, ca va vite etbien. On visite les salles genre celle du Conseil de Sécurité. Sympa vu les décisions planétaires prises dans ces salles, mais pas non plus très érectionnant.

Suit un repassage dans le Midtown, un tour autour de Central Park, en passant devant une cathédrale assez jolie -ceci dit y a des églises à tous les coins de rue- puis dans Harlem. On est en retard sur l'horaire, le bus accélère. Frustrant. Grumpf. Ca me gonfle, je n'aime décidemment pas cette façon de visiter, le cul engoncé dans un fauteuil. Je me fais déposer aux abords de Central Park que je pars explorer. Toujours comme précédemment décrit,lePark est très fréquenté et agréable à se promener, relaxant. On y trouve également un énorme lac artificiel, et des terrains de base-ball.
Arrivé à l'hôtel, Central Park Hostel. 26$ la nuit, cheapest in town. Les rues sont déjà plus colorées , jeunes déseuvrés ou vieux barbus, faisant péter les enceintes sur les Marches des immeubles. C'est d'ailleurs la première fois que je vois un garde de sécurité dans ce type d'auberge. Je prends enfin une douche (raaaaaaaaaah).
Je m'en vais ensuite au concert à coup de métro -review coming soon folks-

Rentré à 3 h du matin, je m'affale sur le lit, heureux et épuisé par mon orgasme musical. Et là c'est le drame, moi dans toute ma non-dynamique et tout ma bêtise matinales. Je me réveille a 7h comme prévu, mais je zappe que je suis à NYC et ma réaction face à l'heure se limite à un bref : Groavnorrrrrr.
Quel crétin. Me dis-je en écarquillant les yeux à 11h du mat'. Au saut du lit, je fonce direct au métro.

Direction le Rockfeller Center. Un poil moins haut que le Empire State Building, qui lui est plus moche, l'accès à la tour est moins cher, et la vue réputée plus intéressante. Et là, enfin des gens aménageant un point d'observation ont eu la chouette idée de virer ces barrières de sécurité et autres murets qui gâche la vue.La solution, un mure de verre. Tout con et génial. La vue aux alentours vaut bien le coup. Seulement, si la température est toujours aussi élevée, des nuages parsément le ciel, limitant un tantinet la vue à l'horizon. Mais ceci est broutille, c'est super.

Je m'en vais voir la dernière chose de NYC : une boutique Ben&Jerry's où j'achète une glace bananas on the run et Chocolate Frown Brownie. C'est délicieux. Mais la chaleur est telle que ma délicieuse glace me coule dans les mains à vitesse grand V, et je me retrouve la tête en bas tournée vers le haut, la langue pendante à boire la glace fondue.

Vient ensuite le rigolo retour. Déjà n'ayant pas réservé, et arrivé presque dernier, je suis content qu'il y ait place dans ce bus conduit par une black enrobée au fort caractère et qui se monte vite sur ses grands chevaux face à une passagère. Le départ se passe 1h après le départ prévu. On démarre, je dis Adieu à cette ville si particulière, qui semble mériter sa réputation. Le nez dans Rolling Stone, je sue. Le fan est cassé,la température doit être au tour de 40°, les fenêtre ne pouvant pas s'ouvrir dans les cars. Arrêt suivant, changement de car, qui prend plus d'une heure. Arrivée à la frontière, 30 cars forment une longue queue devant nous, plus d'une heure d'attente. A l'entrée de Montréal, la chauffeuse se trompe de chemin, une demi-heure sur la route enbonus. J'attrape de justesse un car pour Montréal. Je dors unptit quart d'heure. Il est 2 h 35 quand j'arrive à Ottawa. Je veux tenter un itinéraire plus court pour rentrer, impliquant un passage inconnu pour traverserla rivière. Sauf que la fatigue aidant et mon absence de sens de l'orientation, me fond tourner à gauche au lieu de tribord à l'endroit stratégique, et un heure plus tard au moins je retombe au même endroit sans vraiment comprendre. 1h et demi après, il est 5h, il fait jour, il pleut, c'est lundi, et je rentre me coucher pour deux petites heures.

Take care.