Yop Yop II. Pour économiser des sous j'avais donc choisi de me rallier aux collocs français pour louer une voiture...Erreur Fatale que j'ai bien regretter! A coup de places de parking et d'essence (qui est tout de même peu chère ici, 1$ le litre, soit O,75 E), cette option n'a pas été bien plus économique en fin de compte et il a surtout fallu supporter ces trois connards à coté desquels Terrence et Philip passent pour Mme de Rotschild. Je n'ai jamais autant imaginé de supplice pour faire souffrir quelqu'un mais j'en suis resté à la frustration de ne pas pour voir leur démolir les dents à coups de battes de baseball...*rêveur* Bref, après avoir galéré le samedi matin pour trouver une agence (les crétins ayant eu la flemme enfin de compte de réserver la veille), on met une demi-heure pour trouver la caisse dans le parking (ça c'est du grand, j'ai brillé non plus). Ensuite, en route, youhou ! Et là ça commence, concours de rots et de pets...pendant 6 heures...et ils sont morts de rire à chaque fois...Putain...Heuresement que je gère la radio à la place du copilote paske des
personnes qui me confonde Korn et Linkin Park, veulent écouter Shakira et adore Phil Collins...J'en profite pour regarder les paysages. A remarquer : les grands lacs
glacés et marécages glacés (pas de marrons nan). Hormis ceux-ci, si le paysage est beau à l'automne (parait-il), là avec l'hiver qui s'éternise, l'herbe jaunie, les arbre sans feuille, les quelques monceaux de neige éparpillés, on a plus l'impression de se retrouver devant un immense tableau de Friedrish, l'esthétisme en moins, les couleurs en moins...bref c'est en fait plutôt moche. Entre les grandes villes, quelques hammeaux se trouvent par ci par là, mais c'est vide. L'autoroute est limitée à 100 et nos amis canadiens s'avèrent relativement respecteux des limites.
Arrivés à la périphérie, on s'aperçoit que ça ressemble beaucoup à Ottawa. En fait, il n'y a vraiment qu'en rentrant dans le centre que ça devient plus intéressant. Les rues sont relativement grandes et des magasins à la pelle tapissent les côtés des rues. Les maisons dans les quartiers résidentiels me font toujours penser à Londre, comme tous ces batiments en brique rouge couverts par un ciel gris.
Le centre-ville se caractérise par des grands buildings pour la partie Est, Chinatown au centre, et puis des maisons, musées, au style ancien, certains magasins ont des grandes plaques clignotantes faisant penser à Las Vegas, et puis c'est à peu près tout. On galère à trouver un parking étant donné que sur beaucoup le stationnement nocturne est interdit. On finit par en trouver un, mais il faudra enlever la voiture à 8h. On file alors à la CN Tower car il est déjà 17h. On prend un billet pour monter le plus haut possible tant qu'à faire et atteindre 470 mètres (la tour culminant à 553 mètres). L'intérêt est de pouvoir contempler toute la région telle qu'on a rarement la possibilité d'avoir une vue avec un horizon aussi lointain, les passants étant aussi gros que des fourmis. C'est assez impressionant. Vaut mieux vu que ça coute tout de même 35$.
Une fois redescendu et dans le froid saisissant, on se rend dans un pub qui a l'air animé. Et pour cause, un match de hockey opposant Montreal à Toronto est diffusé. Il faut savoir que le hockey suscite la même ferveur ici que le foot en France (le hockey fait la une des journeaux régulièrement). Et ma foi, quel sport! (et je dis ça peu souvent huh). Je suis très rapidement happé par le match. L'ambiance est sinon relativement sympa, et j'y ai vu la plus mignonne rousse qui m'ait été donné de voir...(Fany reste bien sûr la plus sexy de France hein à qui je réponds sans attendre que son copain n'était pas mal nan plus). Après quoi, on se rend à l'auberge de jeunesse. La rolls royce des auberge pour pas trop cher, 22$ la nuit (dans les 15 euros). Bar avec concert, pancakes au ptit déj' [alors le pancake est une grosse crepe, mais tellement grosse que ça en devient presque écoeurant, j'ai même pas eu envie d'en reprendre, et ça c'est également rare. Sans plus donc], serrure électronique, lit ultra confortable, belle déco. Cool. On s'en va ensuite manger dans un Burger King. C'est ma foi aussi peu avenant et cher que chez l'ami Ronald. Une fois sorti, on enchaine sur un nouveau pub, très sympatique là aussi. On rentre, le concert vient de finir, le bar ferme et en profite pour nous offrir une boisson, je parle musique avec des gars bien cool. Puis dodo bien mérité avant le lever matinal.
Lever et crève matinale, j'éternue plus que je respire, pays de fous. Niagara Falls, merveille du monde, nous voilà (je parle de mois au pluriel hein). Arrivé sur place, la déception est de mise. Certes la rivière Niagara avant d'arriver aux chutes est impressionante, car s'étalant sur, on va dire, 600 mètre de large au moins, puis elle se jette donc dans les chutes qui forment un grand arc de cercle. Le débit est tellement important que l'on a l'impression que ce n'est pas de l'eau mais une gigantesque nappe uniforme qui coule. On ne peut malheuresement pas embraser les chutes d'une vue, les vapeurs étant trop importantes. Mais je parlais donc de déception, oui, car je m'imaginais, surement en raison de films ou documentaires vu il y a bien longtemps que les chutes faisaient 150 mètres de hauteur, qu'on avait le vertige au bord d'une falaise...enfin, du dantesque quoi ! en fin de compte on regarde au loin, cette misérable cascade de 60 mètres de hauteur.."quoi c'est ça??" Béééh oui. Boarf. La ville coté attractif se résume à une concentration de fast-food rassemblés autour de musée de cires des stars du rock, musée Guiness des records, Arcade Marvel, musée hanté aux devantures rigolotes (on a droit à un immeuble grandeur nature renversé avecKing Kong) mais bien pathétiques. Bref, après que les 3 tete à claque aient tapé un trip consistant à tourner autour de la ville pendant une heure et demi pour le fun et prendre des tofs de leur culs n'importe où, on revient à Toronto. Une fois arrivé, le trio veut rentrer à l'hotel. Je les laisse avec joie et m'en vais marcherau plus ou moins au hasar dans le centre-ville, au milieu des buildings, où je vois le city hall actuel tout moche et l'ancien joli, des églises romanes et leur petit jardin, Younge Street, une grande rue commerçante avec le Picadily local non loin. J'achète un bouquin à la Lovecraft à 2 $ dans une librairie (les librairies ouvrent souvent très tard dans ces grandes villes), découvre ce qu'est un burrito chez KFC, passe devant l'Université locale, le musée royale, et pis je me rentre, les pieds me brulant, sous les lumières de ces buildings étincelants.
Je me rends compte que j'ai zappé le musée des beaux-arts, tant pis. Mais dommage car au-delà de ces buildings pas forcément jolis, Toronto a l'air d'être une ville fort agréable à visiter, mais alors à visiter, pas forcément. Si l'on a rien à faire dans les magasins, les fast-foods, ou le musée de la nature...Je suis égalementpassé devant la Casa Loma, chateau et fierté locale. Un bien beau chateau, tout propre, tout neuf, datant de 1910. Bref, en tant qu'européen, on peut facilement être blasé quand on compare Ottawa ou Toronto à Paris, Londres ou Rome.
Mais ça valait le coup d'être vu. Ah petit détail, aux passages piétons, un compteur défile jusqu'à 14 avant que le feu passe aux rouges, marrant.
Le Lendemain, rentrée à Ottawa. Je commence réellement à saturer des abrutis, je garde mon sang-froid, et me plonge dans mon bouquin, en essayant d'ignorer le nouveau concours de flatulence endurant...Je me suis retenu de sortir des vannes, cela aurait été de la méchanceté pure. Pis, j'avais plus envie de leur foutre mon poing dans la gueule qu'autre chose.
Déjà que quand le soir il se mette à jouer au basket à 9h dans le salon, je mords mon oreiller pour ne pas créer une Une sanglante dans les journeaux. Raah mais pourquoi les seuls gens que j'aime pas quand je pars à l'étranger sont les français en colocs avec moi???!!
Sur ce, mes yeux se ferment et Morphée s'impatiente.
Let's get softly asleep !