mardi 5 juin 2007

The Bad Ass Night : best concert ever !

Arrivé devant la salle, un écran diffuse une bannière vidéo pour le concert, une longue queue fait le tour du building.


Ca fait bizarre de voir autant de fans, vu la notoriété du groupe en France. Mais ici, Primus a vendu des cds à la pelle.
Je fais la queue. Tout le monde est super excité, certains bourrés. Enfin, ça ne fait que commencer. A l'intérieur de la salle, 4 comptoirs permettent au public de s'abreuver, ce que celui-ci fait en masse. Assez impressionant, malgré les prix élevés (7$ la bière), tout le monde boit. Après m'être acheté un t-shirt à manches longues, l'opening band, [b]Two Gallants[/b] commence.

J'avais checké le myspace www.myspace.com/twogallants et ne m'attendais pas à grand-chose, ce que j'ai eu. Du rock/folk bien éxécuté mais sans grande originalité par un gratteux avec harmonica intégré, et un batteur. Mais je note déjà que le son est puissant, clair (et fort, pour un premier groupe). Faut dire que la salle a à peine un an. Bon signe annonciateur. Une partie du public bien éméchée commence à réclamer CLaypool ou à acclamer de manière ironique. Grumpf. Heuresment, ils sont couverts par les gens polis qui applaudissent. A noter que des serveuses passent dans la fosse pour prendre commande :shock:. Je m'en vais d'ailleurs commander une bière.

Je reviens, la première partie est finie, et me place à dix mètres de la scène sur la gauche. Le public n'est pas enthousiaste, il est follement impatient. Tout le monde est excité (et bourré, j'insiste c'était marquant).

Puis le groupe rentre sur scène : Gabby Lala à la cithare, Sherik au saxo, Paulo Baldi à la batterie, Mike Dillon aux percus, djembé et vibraphone (une sorte de xylophone électrique) et Claypool, en redingote, lunettes space et chapeau presque melon. Acclamation délirante.

Suit des chansons des divers projets rallongés à coups de jams jouissifs, les chansons font minimulm chacune 10 minutes. Le son est gigantesque, très rock, même en l'absence de guitare. Sur Prelude to fear et son riff dantesque, c'est presque métal. Le groupe est très en forme, s'échange des joutes de solis, le batteur et le percussionniste se défoule sur leur duo de Drums and Whamola, Claypool dance et sautille, le sourire aux lèvres, chante certains passages de manière hallucinée, déjantée.

Après 4 chansons, Claypool s'éclipse pour revenir jouer avec un masque de cochon sur son violoncello électrique.

3 chansons plus tard, c'est avec une démarche de ouistiti qu'il débarque avec un masque simiesque, pour jouer du whamola.
Tout le public danse, et exulte en transe lors de Whamola, à la rythmique imparable, où l'on voit des pogos. Il y a mêmes des slams lors des jams. Assez incroyable quand on écoute la musique sur cd. Le public fait les coeurs sur Ds Diner

Claypool porte ensuite un masque de type rockeur rockabilly.




Que dire d'autre, que du bonheur, une présence sur scène habitée, de la musicalité élevée, un son parfait, un public déchainé. Peut-être un peu trop d'ailleurs, ils peuvent pas écouter au lieu de taper dans les mains et gueuler comme des dératés lors des solis. Les a d'ailleurs du mal à parler et doit demander du silence sur Iowan Gal, qu'il joue seul au banjo.

Après un énorme Lust Stings, le groupe vide la scène. Déjà me dis-je, c'est abusé. Sauf que le groupe a joué de 10:45pm à 12:30am. :D :D

Après avoir mangé un hotdog, je reviens devant la salle. Et une heure après, autographe du percusionniste, et de Les Claypoooooooooooooooool ! ^^

Vidz des 3 premières minutes de Thela Hun Ginjeet, bon la vidz ne rend pas l'énormité de la chose mais bon. http://youtube.com/watch?v=0y-j9weLM58
"So today is the 40th anniversary of Sgt. Pepper, in tribute we played Thela Hun Ginjeet." (reprise groovy de King Crimson, je dois dire que je vois pas le rapport lol)

lundi 4 juin 2007

Spitting out the seeds

Olé! Vendredi, 6h, montée dans le car pour Montréal. 3h plus tard, montée dans le car pour New York City. Autant dire que les cars, pourtant pas discount, sont très peu pratiques pour dormir. Ca vibre presque autant qu'une machine à laver. Sans laver. Du coup, j'ai beau essayé toutes les positions (oui, quand on me fait vibrer je suis entreprenant), pas moyen de fermer l'oeil sans le rouvrir trente secondes plus tard.

Peu après passage à la frontière. Nan je ne me suis pas fait arrêté, oui je viens en paix et touriste.(faciles leurs question). Ca fait tout de même bizarre de voir la tête de Bush accroché au mur. J'avais lu qu'il fallait payer 6$ US pour rentrer (ca fait pas cher le parc d'attractions). Puis, j'ai fait humhum. Puis je l'ai oublié. Ce qui m'ammène à me sentir con sans un cent à la caisse, ma VISA ne passant pas. Du coup la caissière, toujours souriante du haut de ses kilos, va quémander à ses collègues qui accepte de m'échanger des $ us contre des canadiens. Un collègue accepte, mais je n'ai que des gros billets. Il me file quand même la thune sans rien en échange. 'fin ca m'a surpris, on verrait pas ca en France bien souvent.



Arrivé à NYC : 5h du matin. J'ai réussi à dormir 1 ou 2 heures, l'insomnie de la semaine passée n'arrange rien. Haut les coeurs, je suis à NY, la touristerie n'attend pas.Le terminal est en plein MIDTOWN, à deux pas de Timesquare. A Paris, a 5h du mat', la rue est vide.Ici, desjoggers, cyclistes, rappeux, touristes, cafféinomanes du matin se balladent, c'est déjà animé, les yellow cabs surgissent comme des furies furieuses. Je suis donc en plein milieu des gratte-ciels, des billboards géants,des immeubles Paramount, Plaza...uf, impressionant. Après avoir retiré des billets verts (héhé), je commence à remonter Broadway en direction de Central Park. Je suis assez émerveillé. C'est dantesque, ca cloue sur place. La chaleur monte, étouffante, le ciel est bleu, le soleil (est jaune et) rayonne. Des statues sont parsemées à côté de jolis fontaines aux abords de Central Park. Le park est verdoyant, sillonées par de multiples sentiers ou pistes cyclables, se croisant, sur des ponts ou non, de nombreuses variétés d'arbres, le tout parsemées de collines rocheuses et de petits lacs (appelés aussi "lacounets") décorées de vases et de nénuphares, aux charmes certains sous les premiers regards de Ra.

Je reste aux abords du parc, le longeant d'Ouest en Est pour reparcourir le MIDTOWN. Je me jette un breakfast pancakes, oeufs, saucisses grillées derrière l'estomace, un café jus de chaussette pour arroser le tout. Je reste cependant aussi souriant qu'un Nosferatu ébahi. Je m'achete alors une bouteille d'eau et une canette de Red-bull. Je n'aime pas spécialement ce genre de boission, mais ça a le mérite d'être particulièrement efficace quand il faut réveiller son Jérôme. En route pour la compagnie de sightseeing. Première déception, j'ai bouclé le truc trop vite sans m'apercevoir que le bus est à toit fermé. Résultat, on apprécie qu'un côté de la rue, l'autre exigeant un vain torticolis. Le "guide" est relativement sympa et dynamique et ressemble à Jack dans Lost. On parcourt le Midtown en voyant les "must see", en passant par divers quartier jusqu'au Sud-Ouest, Battery Park. Les quartiers traversés suggère chacun posséder une atmosphère propre et particulière. Bon, on aperçoit plus que l'on observe et ressent l'ambiance, étant donné l'allure débridée du bus. Il n'y a pas non plus beaucoup d'asiatiques a bord d'ailleurs.

Battery Park. On embarque après un ptit temps d'attente sur le Ferry :
Dans un premier temps on longe l'île vers l'Ouest en passant sous l'imposant Brooklyn Bridge, puis arrivé au Manhattan Bridge, on fait demi-tour en longeant Brooklyn (Brooklyn étant le Borough situé de l'autre côté du pont Brooklyn, Manhattan étant le plus peupléb (dans les 2millions), NY compte 5 Boroughs. Dùoù le titre du dernier album des Beastie Boys d'ailleurs).
La vue sur l'île de Manhattan et tous ses skycrapers est magnifique. Rien que ceci est grandiose. On passe ensuiteà côté de Ellis Island, l'île ou les immigrants étaient contrôlés et parfois mis en quarantaine, après avoir stationné à côté de la Statue de la liberté, tout de même bien impressionante, toute de symbolique dressée.
Il est midi,le soleil tape sur le bateau, je n'ai toujours pas pris de douche, je suis en jean. Les mouches arrives par triplettes de douzaines.
Retour sur terre après ce parcours vraiment génial.

Montée dans le bus, direction restau mexicain pour bouffer du burger(??). Tous les touristes se gavent de coca. Pendant que j'essaye de deviser sur la trajectoire incertaine d'une araignée tentant de reproduire les exploits de l'homme-araignée, il est temps d'aller digérer au Financial Centre. Pendant qu'un mini-orchestre s'essaye à de la musique contemporaine, les touristes contemplent Ground Zero. Devenu un chantier. Rien d'intéressant. Une fois mon petit rot sorti, nous nous dirigeons vers les Nations Unis, qui possèdent leur propre territoire (non US).
La visite revête des aspects historiques. Je m'apprête à lever les hauts aux ciels, mais non. Il y a un plafond. Le guide est en fin de compte dynamique et straight to the point, ca va vite etbien. On visite les salles genre celle du Conseil de Sécurité. Sympa vu les décisions planétaires prises dans ces salles, mais pas non plus très érectionnant.

Suit un repassage dans le Midtown, un tour autour de Central Park, en passant devant une cathédrale assez jolie -ceci dit y a des églises à tous les coins de rue- puis dans Harlem. On est en retard sur l'horaire, le bus accélère. Frustrant. Grumpf. Ca me gonfle, je n'aime décidemment pas cette façon de visiter, le cul engoncé dans un fauteuil. Je me fais déposer aux abords de Central Park que je pars explorer. Toujours comme précédemment décrit,lePark est très fréquenté et agréable à se promener, relaxant. On y trouve également un énorme lac artificiel, et des terrains de base-ball.
Arrivé à l'hôtel, Central Park Hostel. 26$ la nuit, cheapest in town. Les rues sont déjà plus colorées , jeunes déseuvrés ou vieux barbus, faisant péter les enceintes sur les Marches des immeubles. C'est d'ailleurs la première fois que je vois un garde de sécurité dans ce type d'auberge. Je prends enfin une douche (raaaaaaaaaah).
Je m'en vais ensuite au concert à coup de métro -review coming soon folks-

Rentré à 3 h du matin, je m'affale sur le lit, heureux et épuisé par mon orgasme musical. Et là c'est le drame, moi dans toute ma non-dynamique et tout ma bêtise matinales. Je me réveille a 7h comme prévu, mais je zappe que je suis à NYC et ma réaction face à l'heure se limite à un bref : Groavnorrrrrr.
Quel crétin. Me dis-je en écarquillant les yeux à 11h du mat'. Au saut du lit, je fonce direct au métro.

Direction le Rockfeller Center. Un poil moins haut que le Empire State Building, qui lui est plus moche, l'accès à la tour est moins cher, et la vue réputée plus intéressante. Et là, enfin des gens aménageant un point d'observation ont eu la chouette idée de virer ces barrières de sécurité et autres murets qui gâche la vue.La solution, un mure de verre. Tout con et génial. La vue aux alentours vaut bien le coup. Seulement, si la température est toujours aussi élevée, des nuages parsément le ciel, limitant un tantinet la vue à l'horizon. Mais ceci est broutille, c'est super.

Je m'en vais voir la dernière chose de NYC : une boutique Ben&Jerry's où j'achète une glace bananas on the run et Chocolate Frown Brownie. C'est délicieux. Mais la chaleur est telle que ma délicieuse glace me coule dans les mains à vitesse grand V, et je me retrouve la tête en bas tournée vers le haut, la langue pendante à boire la glace fondue.

Vient ensuite le rigolo retour. Déjà n'ayant pas réservé, et arrivé presque dernier, je suis content qu'il y ait place dans ce bus conduit par une black enrobée au fort caractère et qui se monte vite sur ses grands chevaux face à une passagère. Le départ se passe 1h après le départ prévu. On démarre, je dis Adieu à cette ville si particulière, qui semble mériter sa réputation. Le nez dans Rolling Stone, je sue. Le fan est cassé,la température doit être au tour de 40°, les fenêtre ne pouvant pas s'ouvrir dans les cars. Arrêt suivant, changement de car, qui prend plus d'une heure. Arrivée à la frontière, 30 cars forment une longue queue devant nous, plus d'une heure d'attente. A l'entrée de Montréal, la chauffeuse se trompe de chemin, une demi-heure sur la route enbonus. J'attrape de justesse un car pour Montréal. Je dors unptit quart d'heure. Il est 2 h 35 quand j'arrive à Ottawa. Je veux tenter un itinéraire plus court pour rentrer, impliquant un passage inconnu pour traverserla rivière. Sauf que la fatigue aidant et mon absence de sens de l'orientation, me fond tourner à gauche au lieu de tribord à l'endroit stratégique, et un heure plus tard au moins je retombe au même endroit sans vraiment comprendre. 1h et demi après, il est 5h, il fait jour, il pleut, c'est lundi, et je rentre me coucher pour deux petites heures.

Take care.

jeudi 31 mai 2007

An apple in my plate

Programme du samedi avec une visite guidée, et surment bridée (ouais bah y aura plein d'asiatiques quoi) :

"Tour Description:

Accompanied by a professional tour guide, see all of Manhattan from Uptown to Downtown - the new Times Square, Madison Square Garden, the Flatiron building, Greenwich Village, SoHo, Little Italy and Battery Park, where you will& enjoy Lady Liberty Harbor Cruise with close-up views of the Statue of Liberty / Ellis Island and Brooklyn Bridge. Resume tour at Battery Park driving up to Central Park, the Cathedral St. John the Divine, Grant's Tomb, Harlem, the Museum Mile, Fifth Avenue, Rockefeller Center and more.

The Manhattan Comprehensive includes:

* Lunch
* Lady Liberty Harbor Cruise
* Admission to the United Nations Tour (Empire State Building on Saturday and Sunday in January & February)"

Badass !!!!!!!!

mardi 29 mai 2007

Miscellaneous

Tout d'abord : le truc le plus drôle et stupide de l'année.
http://www.youtube.com/watch?v=Z4Y4keqTV6w
Admirez à partir d'une minute cinquante. J'en ai pleuré dis donc !

Les deux derniers clips du groupe que je vais voir samedi à NY :
Phantom Patriot
http://www.youtube.com/watch?v=iR851MitBnI

One better
http://www.youtube.com/watch?v=UqtAaYhhVYQ

Un site à retenir avec les adresses des auberges de jeunesse de toutes les villes du monde : http://www.backpackers-planet.com/

Les québécois, par bête transcription, quand on leur dit merci, répondent: "bienvenue".

J'ai mangé du boeuf ce soir.

et enfin, un joyeux non anniversaire à tous!!!

dimanche 27 mai 2007

Sunday Cloudy Sunday

Le mexicain a finit par s'échapper en brisant le verrou de son chenil. Je vais donc devoir mettre les mains dans le camboui. Puis les essuyer, sinon je tache mon clavier.

Commencons donc par la fin. Je viens de manger un gâteau apporté par le proprio : une tarte aux citrons et... fromage (!) Bah c'est bizarre, mais c'est pas mauvais. J'en profite pour verser une larme, cela fait maintenant trois mois que je me chèvre, euh sèvre, sans manger de st félicien, st marcellin ou autres st boursin.

Cette semaine, je me suis fait quelques séances cinéma :
Pirates of the Caribean : Bon alors déjà, à cause de l'accent pirate, je n'ai compris que 10% des dialogues. C'est peu. Le film est toujours aussi bien fait, mais l'histoire s'embourbe un brin, et les retournements d'alliances et d'accords sont un brin lourds. Mais cela reste très agréable. Et Keith Richards fait un bon pirate. et Orlando Bloom est toujours aussi tête à claque. Nan, plus. Du coup, je pense que je retournerai le voir en France, je pense qu'il sera encore à l'affiche.

Shrek The Third. Sortie le 13 Juin en France. Pas aussi bien que le 1, mais au niveau du 2 dirais-je. Le point faible, l'histoire, pas très haletante. Le point agaçant, les quelques moments où la musique niaise arrive quand les persos ont un coup de blues et regardent dans le vide. Ceci mis à part, les gags sont assez nombreux et bien marrants. Et Puss in Boots, le chat potté, est toujours aussi énorme, et va d'ailleurs bénéficier d'un film rien qu'à lui dans pas longtemps.

C.R.A.Z.Y. Le film québécois qui a bien fait parler de lui. Pas vraiment d'histoire, mais bon film, drôle et touchant, avec des acteurs poignants.

Everything's gone green. Un film qui se déroule à Vancouver et donne un aperçu de ce à quoi ressemble cette autre partie du Canada (à l'Ouest pour les Américains me lisant). Et bah ma foi cela à l'air fort joli comme coin. Là encore pas d'histoire palpitante, un jeune qui fait des rencontres, impliquant quelque peu de marirouana comme le suggère le titre, et s'interroge sur le sens de la vie.
Ce qui est bien bête puisque, c'est à sens unique vers la mort, tout le monde le sait - Diable, je suis fièr de cette boutade! et personne ne l'a sorti avant moi? mouahah !-

Le forfait semaine a également inclut un repas dans un restau végétarien. J'y suis allé perplexe - les hippies hein..- et en fait c'est assez bon. Même si j'ai à peu près aucune idée de ce que j'ai mangé. Le principe de ce genre d'endroit étant de se servir de ce qu'on veut et l'on paye au poids de l'assiette. Bon, on n'arrive pas à satiété avec cette nouriture nan plus.

Passons à ce qui a précédé : le Weed-end à Montréal. Le week-end qui en cette fin de saison du championnat des Week-end dans l'inter cités du voyage de Jérôme s'est placé en tête du classement avec une performance qui a fait l'unanimité. Interrogé sur son résultat, il a répondu: "c'était avant tout un résultat du collectif, on a su faire jouer la solidarité, les 3 jours sont restés soudés, notamment Lundi, qui s'est montré exceptionnellement en forme, alors qu'il est réputé pour être gris et terne. Mais l'important, c'est les 3 points". Notons que je n'ai pas compris cette dernière phrase.

Le voyage s'était ficelé *mon esprit affamé pense au saucisson* avec un collègue de travail pour faire du covoiturage avec un autre collègue. Aller-retour à 20$. Les deux compères s'en allèrent alors sur les chemins d'une conversation boulot-boulot, que je suivis d'une oreille attentive, en regardant le paysage, bien plus intéressant qu'entre Ottawa et Toronto. Mais...bah ça ressemble à la France, avec quand même une présence de sapins très importante.

Mon auberge se situait en plein downtown. Arrivé pour m'enregistrer, un gars commence à me parler. Créfieu, que l'accent est dur à comprendre! Le temps de poser les affaires dans ma chambre et de découvrir mes compagnons de chambre : une québécoise de 50 ans (pour la question qui germent dans l'esprit de certains, la réponse est : NON !) pipellette au possible, et deux français, relativement sympa. L'un est un vrai geek : arrivé depuis une semaine, et n'ayant pas encore trouvé d'appart, informaticien en stage, il passe ses journées sur World of Warcraft et n'est pas encore sorti visiter la ville. Alala.

Bref, je m'en vais de ce pas à l'aventure dans les rues. Je croise un des immenses parcs, qui ne me dit pas bonjour, et j'ai un aperçu des rues "normales". Et bah je retrouve le plaisir que j'avais eu à Rome. Toutes les rues sont agréables à se ballader, toutes les maisons sont différentes, avec notamment des escaliers en spirales bizaroides montant au premier étage.
Revenons dans le centre animé. Bordélique on pourrait même dire : défilement de Harley, un clodo fait de la batterie en pleine rue, des gens chantent, courent. Et ce sur une aire assez immense. Il faut qu'ici, contrairement au Canada anglophone, l'alcool se trouve même dans les bureaux de tabac. L'ambiance est radicalement différente, relax'. La ville semble surpeuplé de jeunes, du punk (sans chien ici) aux blacks à la dégaine MTV. Pis d'ailleurs, le nombre de metalheads dans les rues est assez incroyable. 1 h du mat' : retour à la chambre, et plongeon sur le lit.

Réveil à une heure : le temps est magnifique, il fait beau et chaud. Le temps de m'achter deux pommes et une bouteilles d'eau, et je m'en vais faire le touriste.
Direction : le vieux Montréal. Rarement ai-je vu tout un quartier aussi intéressant. Réputé pour être français, il me fait surtout penser à l'image que j'ai de la Nouvelle-Orléans, notamment avec les pubs avec terrase aux premier étage. Qui possède aussi un quartier français. C'est donc rigolo, les quartiers français ne font pas du tout penser à la France! Bref, l'architecture est superbe, tous les bâtiments sont différents les uns des autres. Passage ensuite sur le vieux port ( Montréal étant une île), ballade aux hasard dans les rues, superbement aménagées, c'est vraiment incroyable.
Le temps d'oublier de manger, je pars pour un concert métal dans un bar, repéré sur le net.
Enorme. Les 3 groupes super différents avaient un son de pro, des compos bien à eux super originales, j'étais vraiment interloqué (que ce mot existe ou pas, j'étais interloqué). Ah oui, on était 30 à tout casser dans le bar. Chuis allé taper la causette au deuxième groupe vraiment bien, mélangeant stoner, Primus, metal...En plus ils s'échangeaient leurs instrus à chaque chansons ^^
Les gens étaient vraiment sympa, ouverts comme pas possible, j'ai bien parlé.

Dégustation bonnes bières : LA boréale cuivrée, La boréale rousse, et la Blanche de Chambly. Rentré en zigzaguant.

Dimanche, commençons par manger. Je commande des nachos au bar de l'auberge, n'ayantjamais mangé ce plat. On m'apporte un plat que je ne mangerais qu'au tiers(!!!!). C'est drôlement bon, mais manger épicé à 10 h du mat', donne l'impression que les aliments ont envie de jouer aux montagnes russes à dans mon ventre. Passons. Je me promène dans d'autres rues, avant d'aller visiter le Musée des Beaux-Arts, et des Art Contemporains. Le premier est intéressant mais la collection est assez petite. Le deuxième est réprésentatif du côté le plus foutage de gueule de l'art contemporain, sorte de worst of : tableaux blancs, photos de livres ouverts, slogans sur taches de peintures...
Enchainement sur l'Oratoire St-Joseph après un ptit coup de métro, à l'extérieur du centre ville, sous la pluie battante. Cette basilique est assez impressionante mais surtout batie sur une colline, offre une vue réellement impressionante. L'intérieur est par contre vraiment moche, suivant une esthètique apparemment moderne. Les gens bloquent sur mon sweat de Down, avec son Jésus sombre, un joint à la bouche ^^
Retour à l'auberge où je mange un DELICIEUX sandwich au pesto (champignons, feta, salade, et pesto) accompagné d'une salade au fromage, pommes, et noix, en sirotant une bière et en lisant mon Terry Pratchett.
Suit une discussion avec des chilien joueurs de flamenco qui m'offre des bières.

Suit une longue conversation avec une anglaise qui m'a observé avec insistance. Aux questions qui pourraient germer dans vos esprit chers lecteurs, oui cela se passait plus que bien MAIS...allez, concours ! A vous de deviner ce qui s'est passé !! : )

Réveil douloureux le lundi (je bafouille), direction le Mont-Royal : colline au bord de la ville et la surplombant, abritant un parc et une forêt. Pour monter : une route , des escaliers (que des dingues descendent et montent en courant), et de nombreux sentiers empruntés par de non moins nombreux marcheurs, coureurs, et cyclistes.
Je décide de tracer tout droit, c'est plus rigolo, histoire de voir si je pourrais mebloquer définitivement le genou. J'ai failli me vautrer 30 mètres plus bas une ou deux fois mais c'était bien fun. Arrivé en haut, la vue est magnifique avec là aussi un angle assez impressionant. Je me promène dans la forêt, un écureuil vient manger dans ma main. J'ai d'ailleurs oublier de préciser qu'à Ottawa on croise des lièvres, des marmottes et des écureils au bord des routes. Certains font même les poubelles, se balladent sur des fils électriques...
Je m'en reviens ensuite au centre ville, mange une assiette Shawarma, sorte de dérivé de kebab, mais euh pas pareille. Il me reste à peine quelques heures. Je m'en vais sur l'immense pont Jacques Cartier enjambant la rivière longeant la ville, là encore, une vue superbe.

Bref, si j'avais su (j'aurai pas venu^^) je serai venu deux fois à Montreal plutot qu'à Toronto. Chouette Ville. Je comprends que beaucoup souhaitent y rester.

Prochain épisode : Jérôme contre New York.

Un ptit That 70's Show en buvant une tisane pomme-mangue, et dodo....Lundi m'attend, le sourire sadique d'une oreille à l'autre.

jeudi 24 mai 2007

Goddam' lazybugger !

Le mexicain que je sous-paye pour rédiger ce blog est maintenamt en gréve depuis une semaine pour réclamer que je le sorte de sa cage et que je le nourrisse. C'est intolérable. Je pense le faire céder d'ici le Week-end a venir.

Merci de votre compréhension.

mardi 15 mai 2007

Road Trip

Bon, ptit message express étant donné que je vais pas avoir trop le temps les jours prochains :

Ce WE, chuis allé dans le Nord avec un collègue et sa copine, très gentil de sa part, voir un énorme parc abritant 4000 lacs. Bon on retrouve le même paysage que dans certaines régions de France, et c'est apparement comme ça dans tout le Canada. Donc, à part les feuillages automnales, dont je bénéficie peu, sans plus le grand Nord Canadien. Certains coins étant quand même bien sympa.
Le dimanche, visite d'une tourbière au microclimat spécifique, et vue sur la vallée Ottawa.

Ce soir, visionnage d'un film canadien (les films canadiens sont très rares en dehors du Québec, le taux de pénétration des films US approchant les 95%) après un repas indien. Le film s'appelle Away from her et sera surement le next big thing de Télérama, sympa.

Voici quelques tofs du WE, de la library, et de la rivière Ottawa. Le premier qui dit que chuis pas photogénique... a raison !

http://ca.pg.photos.yahoo.com/ph/m.afar@rogers.com/album?.dir=/43e3re2&.src=ph&.tok=phTRivGBc16U1y1c

http://ca.pg.photos.yahoo.com/ph/m.afar@rogers.com/album?.dir=/382bre2&.src=ph&.tok=phgw8tGB.HMVzGtb

http://ca.pg.photos.yahoo.com/ph/m.afar@rogers.com/album?.dir=/1789re2&.src=ph&.tok=phsa8tGByRaDlmCc

Il faut avoir un compte yahoo, ca prend deux secondes pour en créer un.


Take Care y'all.

dimanche 6 mai 2007

Tales of two weeks

wohoh ! De la référence littéraire dans le titre, où cela va-t-il nous mener ? Béh pas bien loin. Déjà, vous m'avez déçu compatriotes, on peut vous laisser deux mois sans que vous ne fassiez n'importe quoi. Non mais franchement ... si on m'avait dit que le petit Nicolas arriverait jusque là, j'aurai préféré rire. M'enfin. Chirac était trop gentil, tel notre Reagan à nous, pour que nous nous tournions vers une alternative (enfin dans la mesure du raisonable hein).

Revenons à l'essentiel, moi. Je suis toujours vivant. Nan je le précise car Le Monde n'en parle pas - j'ai vérifié. Week-end dernier, excursion au Gatineau Park, en terre québecoise. Comme mon genou semblait encore instable, je me suis contenté de mes gambettes. Comme mon insomnie ne se dissipe toujours pas, je ne me suis réveillé que tard, et suis parti de chez moi à 14h. Du coup, je n'ai pas pu faire de pause pendant mes 7 heures de marche. Et pratiqué à haute dose, cette bête activité qu'est la marche devient un sport. Comme votre serviteur (de peu de choses) l'a déjà subi, le sport est mauvais pour la santé. Moralité, je suis rentré sur les rotules (et on avance moins vite que sur les pieds). J'ai eu du mal à marcher pendant toute la semaine, souffrant le martyre (sans faire l'idiot à poil sur une croix tout de même, je suis décent) en ayant mal aux pieds, genoux, adupteurs. Et je pouvais dire que ça donne une sacré démarche. A part ça, c'est plutôt joli, m'enfin ça reste de la forêt, sans trop de feuilles. Sans plus.

Hier (oui, le reste de la semaine était d'un intérêt aussi élévé que la poitrine d'une nonagénaire), j'ai visité les jardins et la demeure du gouverneur général, représentant de la couronne au Canada, puis le Parlement, en compagnie d'un collègue de travail, les deux visites entrecoupées d'un lunch au pub Elephant&Castle. Le tout fut agréable, sans sursaut d'enthousiasme.
Bon, bah, comme je dis souvent "ça me donne faim!".

See you Web Cowboys.

PS : Pas de photos, vous êtes punis d'avoir aussi mal voté. Na.

mardi 24 avril 2007

Summer time

Après avoir essuyé la tempête de neige, le lundi ; voilà-t-y pas que le Jeudi il se met à faire 20° et + sous un soleil de plomb!
Le temps est fou mais ça a fait du bien!

Parlons sérieusement, j'ai ma place pour Les Claypoooooooooool !25$, comment c'est cheap ! Enfin, faut que je la retire le jour même dans la salle. Ce qui veut dire que je vais voir NY et l'absence du WTC ! : )

Le Jeudi Soir, je suis allé visiter la National Gallery avec un analyste de la library, qui m'a payé l'entrée et le repas (j'aurai été en forme j'aurai fait une blague là) dans un pub. Le musée a l'air assez immense, faudra que j'y retourne pour faire le tour de la collection permanente (parce que je fais ce que je veux avec cheveux...raaah ça fait du bien!). En l'occurence, l'expo tempo est en partie consacrée a la peinture indienne. Bon c'est gentil leur abstrait, mais proche du kitch, demande certainement une bonne dose de calumet pour être apprécié. A part ces oeuvres, y a de belles choses à voir.
Pour le repas, j'ai enfin gouté des fish & chips. Assez quelconque, mais ça va bien avec la bière (malin les british!).

WE : étonnament fatigué, je n'ai pas fait grand-chose. Promenade à pied le samedi au soleil, et dimanche, 3h30 de vélo le long des agréables pistes cyclables. J'ai descendu le long d'une rivière puis remonté toute la ville le long du canal (gigantesque patinoire l'hiver, voir photo infra), qui forme un joli lac artificiel. C'est super pour découvrir la ville, en passant au milieu de différents parcs. Hier, je me suis rendu à l'usine en un rien de temps sur mon bicyle.

Mais, mon père me le rappelait encore hier, le sport est dangereux. La raison parlait. Ce matin mon genou me faisait crisper le visage en me donnant les traits d'un nain présidentiable. Alors que pendant un an j'ai pu braver les escaliers aux plus hautes marches (ah ah!), la douleur est implacablement revenue me diminuer à la nécessité de la canne salvatrice (oh oh!). La douleur est horripilante, mais ça me frustre de ne pouvoir profiter du vélo pour visiter la région...Arf je me léverai tôt et marcherai.

A part ça, les jours passent vite sans que je fasse grand chose. Arf. Allez hop, un ptit Sophie Ellis Bextor et dodo !

PS : Merci à vous de venir prendre de mes nouvelles : )












Chat vaut pas l'Ardèche hein ! ^^

lundi 16 avril 2007

My bass hero so close !

Les Claypool passe en concert à New York le 2 Juin !! Autant dire juste à côté. Et le billet de car n'est que de 240 $. Je me laisse quelque jours de réflexion, mais autant dire que je suis fébrile comme une toupie lancée par Jessica Biel !!!

Et accessoirement, alors qu'en France il fait beau, il est tombé dix centimètres de neige aujourd'hui, et chuis arrivé au boulot tel Jérôme l'Eponge. Et c'est parti pour une semaine comme ça. Allez Louis Yeah !

A part ça, Little Miss Sunshine n'a pas volé toutes ses bonnes critiques. Prochain film : le nouveau Tarantino/Rodriguez avec du pop corn canadien !

jeudi 12 avril 2007

P is for Pictures.





Oulah
j'ai un peu du mal à gérer les images..
Bon, voici donc la CN Tower, plus grande tour du monde. Je suis monté au deuxième au niveau du deuxième anneau. Sur la trosième tof, on retrouve le type de maison typique du centre et des quartiers résidentiels.










Deuxième ligne, voici l'actuel hotel de ville actuel assez laid, l'ancien, charmant, une rue que ça brille:



Younge Street, grande rue commerçante ; la Highway à 12 voies ; Niagara Falls :






mercredi 11 avril 2007

Hell is other roomates.

Yop Yop II. Pour économiser des sous j'avais donc choisi de me rallier aux collocs français pour louer une voiture...Erreur Fatale que j'ai bien regretter! A coup de places de parking et d'essence (qui est tout de même peu chère ici, 1$ le litre, soit O,75 E), cette option n'a pas été bien plus économique en fin de compte et il a surtout fallu supporter ces trois connards à coté desquels Terrence et Philip passent pour Mme de Rotschild. Je n'ai jamais autant imaginé de supplice pour faire souffrir quelqu'un mais j'en suis resté à la frustration de ne pas pour voir leur démolir les dents à coups de battes de baseball...*rêveur* Bref, après avoir galéré le samedi matin pour trouver une agence (les crétins ayant eu la flemme enfin de compte de réserver la veille), on met une demi-heure pour trouver la caisse dans le parking (ça c'est du grand, j'ai brillé non plus). Ensuite, en route, youhou ! Et là ça commence, concours de rots et de pets...pendant 6 heures...et ils sont morts de rire à chaque fois...Putain...Heuresement que je gère la radio à la place du copilote paske des
personnes qui me confonde Korn et Linkin Park, veulent écouter Shakira et adore Phil Collins...J'en profite pour regarder les paysages. A remarquer : les grands lacs
glacés et marécages glacés (pas de marrons nan). Hormis ceux-ci, si le paysage est beau à l'automne (parait-il), là avec l'hiver qui s'éternise, l'herbe jaunie, les arbre sans feuille, les quelques monceaux de neige éparpillés, on a plus l'impression de se retrouver devant un immense tableau de Friedrish, l'esthétisme en moins, les couleurs en moins...bref c'est en fait plutôt moche. Entre les grandes villes, quelques hammeaux se trouvent par ci par là, mais c'est vide. L'autoroute est limitée à 100 et nos amis canadiens s'avèrent relativement respecteux des limites.

Arrivés à la périphérie, on s'aperçoit que ça ressemble beaucoup à Ottawa. En fait, il n'y a vraiment qu'en rentrant dans le centre que ça devient plus intéressant. Les rues sont relativement grandes et des magasins à la pelle tapissent les côtés des rues. Les maisons dans les quartiers résidentiels me font toujours penser à Londre, comme tous ces batiments en brique rouge couverts par un ciel gris.
Le centre-ville se caractérise par des grands buildings pour la partie Est, Chinatown au centre, et puis des maisons, musées, au style ancien, certains magasins ont des grandes plaques clignotantes faisant penser à Las Vegas, et puis c'est à peu près tout. On galère à trouver un parking étant donné que sur beaucoup le stationnement nocturne est interdit. On finit par en trouver un, mais il faudra enlever la voiture à 8h. On file alors à la CN Tower car il est déjà 17h. On prend un billet pour monter le plus haut possible tant qu'à faire et atteindre 470 mètres (la tour culminant à 553 mètres). L'intérêt est de pouvoir contempler toute la région telle qu'on a rarement la possibilité d'avoir une vue avec un horizon aussi lointain, les passants étant aussi gros que des fourmis. C'est assez impressionant. Vaut mieux vu que ça coute tout de même 35$.

Une fois redescendu et dans le froid saisissant, on se rend dans un pub qui a l'air animé. Et pour cause, un match de hockey opposant Montreal à Toronto est diffusé. Il faut savoir que le hockey suscite la même ferveur ici que le foot en France (le hockey fait la une des journeaux régulièrement). Et ma foi, quel sport! (et je dis ça peu souvent huh). Je suis très rapidement happé par le match. L'ambiance est sinon relativement sympa, et j'y ai vu la plus mignonne rousse qui m'ait été donné de voir...(Fany reste bien sûr la plus sexy de France hein à qui je réponds sans attendre que son copain n'était pas mal nan plus). Après quoi, on se rend à l'auberge de jeunesse. La rolls royce des auberge pour pas trop cher, 22$ la nuit (dans les 15 euros). Bar avec concert, pancakes au ptit déj' [alors le pancake est une grosse crepe, mais tellement grosse que ça en devient presque écoeurant, j'ai même pas eu envie d'en reprendre, et ça c'est également rare. Sans plus donc], serrure électronique, lit ultra confortable, belle déco. Cool. On s'en va ensuite manger dans un Burger King. C'est ma foi aussi peu avenant et cher que chez l'ami Ronald. Une fois sorti, on enchaine sur un nouveau pub, très sympatique là aussi. On rentre, le concert vient de finir, le bar ferme et en profite pour nous offrir une boisson, je parle musique avec des gars bien cool. Puis dodo bien mérité avant le lever matinal.

Lever et crève matinale, j'éternue plus que je respire, pays de fous. Niagara Falls, merveille du monde, nous voilà (je parle de mois au pluriel hein). Arrivé sur place, la déception est de mise. Certes la rivière Niagara avant d'arriver aux chutes est impressionante, car s'étalant sur, on va dire, 600 mètre de large au moins, puis elle se jette donc dans les chutes qui forment un grand arc de cercle. Le débit est tellement important que l'on a l'impression que ce n'est pas de l'eau mais une gigantesque nappe uniforme qui coule. On ne peut malheuresement pas embraser les chutes d'une vue, les vapeurs étant trop importantes. Mais je parlais donc de déception, oui, car je m'imaginais, surement en raison de films ou documentaires vu il y a bien longtemps que les chutes faisaient 150 mètres de hauteur, qu'on avait le vertige au bord d'une falaise...enfin, du dantesque quoi ! en fin de compte on regarde au loin, cette misérable cascade de 60 mètres de hauteur.."quoi c'est ça??" Béééh oui. Boarf. La ville coté attractif se résume à une concentration de fast-food rassemblés autour de musée de cires des stars du rock, musée Guiness des records, Arcade Marvel, musée hanté aux devantures rigolotes (on a droit à un immeuble grandeur nature renversé avecKing Kong) mais bien pathétiques. Bref, après que les 3 tete à claque aient tapé un trip consistant à tourner autour de la ville pendant une heure et demi pour le fun et prendre des tofs de leur culs n'importe où, on revient à Toronto. Une fois arrivé, le trio veut rentrer à l'hotel. Je les laisse avec joie et m'en vais marcherau plus ou moins au hasar dans le centre-ville, au milieu des buildings, où je vois le city hall actuel tout moche et l'ancien joli, des églises romanes et leur petit jardin, Younge Street, une grande rue commerçante avec le Picadily local non loin. J'achète un bouquin à la Lovecraft à 2 $ dans une librairie (les librairies ouvrent souvent très tard dans ces grandes villes), découvre ce qu'est un burrito chez KFC, passe devant l'Université locale, le musée royale, et pis je me rentre, les pieds me brulant, sous les lumières de ces buildings étincelants.
Je me rends compte que j'ai zappé le musée des beaux-arts, tant pis. Mais dommage car au-delà de ces buildings pas forcément jolis, Toronto a l'air d'être une ville fort agréable à visiter, mais alors à visiter, pas forcément. Si l'on a rien à faire dans les magasins, les fast-foods, ou le musée de la nature...Je suis égalementpassé devant la Casa Loma, chateau et fierté locale. Un bien beau chateau, tout propre, tout neuf, datant de 1910. Bref, en tant qu'européen, on peut facilement être blasé quand on compare Ottawa ou Toronto à Paris, Londres ou Rome.
Mais ça valait le coup d'être vu. Ah petit détail, aux passages piétons, un compteur défile jusqu'à 14 avant que le feu passe aux rouges, marrant.
Le Lendemain, rentrée à Ottawa. Je commence réellement à saturer des abrutis, je garde mon sang-froid, et me plonge dans mon bouquin, en essayant d'ignorer le nouveau concours de flatulence endurant...Je me suis retenu de sortir des vannes, cela aurait été de la méchanceté pure. Pis, j'avais plus envie de leur foutre mon poing dans la gueule qu'autre chose.
Déjà que quand le soir il se mette à jouer au basket à 9h dans le salon, je mords mon oreiller pour ne pas créer une Une sanglante dans les journeaux. Raah mais pourquoi les seuls gens que j'aime pas quand je pars à l'étranger sont les français en colocs avec moi???!!

Sur ce, mes yeux se ferment et Morphée s'impatiente.
Let's get softly asleep !

Rock this place

Yop Yop. Commençons le vendredi où je me suis fait un ptit concert dans un club rock. Un endroit fort sympathique : bar vintage avec scène à 1 mètre du sol A l'affiche : Light This city (www.myspace.com/lightthiscity), un groupe de thrash qui poutre relativement pas mal, la rythnmique est rapide et efficace, les soli bien senti, et le bois vole. La chanteuse a une sacré voix, mais contrairement aux enregistrement studio, elle ne la maîtrise pas, manque de puissance, ce qui donne un son haché, presque néo. Ce qui gache pas mal la musique en se posant en décalage.

Second groupe : The Number Twelve looks like you. Révélation de la soirée. Je ne connaissais pas du tout, mais alors ça part vraiment dans tous les sens et ferait passait The Dillinger Escape Plan pour un Richard Clayderman. Les deux chanteurs alternent l'un comme l'autre voix emo, chant scandé hxc, hurlement growl, tandis que les zicos enchainent rythnmiques thrash et death solides, avec quelques passages à la Opeth, des breaks dub, et des soli à la Buckethead sur des chansons sans structures ! enorme !
http://www.myspace.com/tntllu

Dernier groupe et tête d'affiche, les apparement populaires Horse the band et leur nintendo core dont le death emo (!) est caractérisé par un clavier très présent aux réminescence de bande-son de Megaman. Le groupe est lui-aussi très en forme, enthousiaste et blagueur. Au bout de trois quart d'heures le chanteur ne sent pas bien, des fans du premier rang se font passer le micro pour prendre la relève. Le chanteur viendra chanté une dernière fois avant de laisser le groupe jammait, puis s'excusé avant de vider la scène. www.myspace.com/horsetheband
Ma foi bonne soirée.

Pour la découverte culturelle, j'ai gouté deux bières. La première erreur est de demander la moins chère, je me vois remettre une Budweiser. Bon après tout, je n'en ai jamais bu. Insipide. Je demande ensuite une bière qui semble être apprécié par le public, une 50, une blonde à la saveur toute en robe.

Rah j'avais oublié de parler du public, composé du métalleux typique mais surtout d'emo, des vrais ! des gars, et filles, fringués en polos roses ou vert à rayures, pantalon taille 36 porté en taille-basse, chaussure à carreau, frange exagérée, bandeau rouge de joueur de tennis...Olala, ça fait mal aux yeux !

Finissons la minute musique, avec le nouveau single de Manson, qui revient à une musique intéressante :
http://www.manson-world.net/bonus.php

jeudi 5 avril 2007

Hooray for Easter !

Hop me voilà en WE de quatre jours !
Petit poste rapide en cette veille de jour saint, avant d'aller se coucher afin d'être et de ne louper aucun des événements de cette fête chrétienne que nous commémorons mes frères depuis tant de siècles. J'ai accueilli en mon antre trois nouveaux colocataires, bretons en 2e année d'IUT Chimie, relativement sympatiques, mais pas trop (les concours de rots ça va deux minutes...), alors que je n'ai toujours pas recroisé le NWA (Niggar with Attitude) qui semble être en la demeure seulement en milieu de journée...Bref, manquer plus que ça, des français...Ceci dit, cela va peut-être permettre de se rendre à Toronto en voiture louée et donc d'économiser (soyons pratiques dans les rapports humains Langue)

Sinon, à Toronto y a de l'attraction geek ! http://www.ontariosciencecentre.ca/sleepovers/default.asp

Chuis donc en train de faire le tour des recommandations. La majorité des attractions touristiques sont descendus par des européens : si vous venez d'Europe, vous l'avez déjà vu et en mieux. eh béh. Remarque, ça aide à trier pour se faire un condensé.

mardi 3 avril 2007

How am I doing?

Surviving !

Déjà une semaine sans post, c'est que le temps passe finalement vite et j'en ai pas eu le temps de poster. Du coup (aïe), j'en ai oublié beaucoup des informations croustillantes et intéressantes que j'avais à relater...On va donc se contenter du reste !

Une semaine déjà donc, une semaine de boulot. Le staff de la library est toujours aussi sympa et moi toujours aussi communicatif, tel un croisement entre Droopy et Zidane version plateau télé (vi les coups de boules c'est pas très professionnels, encore que). En ce qui concerne mon travail, je suis maintenant sûr que ça ne me prendra pas trois mois, étant donné que mon échéancier s'arrête début Mai...on va encore s'amuser à pondre un mémoire de 20 pages je sens...
D'ailleurs à propos de collègue, un d'eux m'a donné un vieux vélo qu'il a trouvé dans les déchets. Il me suffit donc de m'acheter un locker et pitetre un pneu car celui de devant est aussi usé qu'un fumeur arrivé sur un perron. Je vais donc pouvoir partir dans la forêt canadienne tel l'Oscar en chevauché californienne. Bon point donc.

Avant de voir aussi loin, je suis allé visité le coin touristique du Downtown samedi. J'ai choisi le bon jour : il faisait beau et chaud, et depuis, il fait gris. Je m'y suis donc rendu à pied. J'ai croisé sur ma route des distributeurs à journeaux gratuits tous les cent mètres (avec les newz people en 3e page de 24 hours), des poubelles sponsorisées par Coca-Cola, des KFC qu'il faudra que je teste, des burger chain à la, oui, chaîne, (Subway, McDo...), des mini-market nombreux - une chaîne va d'ailleurs déguiser 7 de ses magasins en Kwik-e-mart, le mini market d'Apu dans les Simpson-, des pick-up et autres Hammer vrombissant autant que des autobus, des alignements de maisons accolées comme en voit dans les scènes de banlieux de films (avec les trois marches à chaque porte et les backyards séparés par du grillage semi-barbelés) un rien déprimants en perpédiculaire des boulevards, des tonnes de détritus que des agents se contentent de regrouper avec des expirateurs, de nombreux magasins vendant tout et n'importe quoi à tous les coins de rue dont des cordonniers spécialisés dans les bottes de cowboys...

Bref, arrivons au centre-ville, on passe d'un coup d'un seul (ne nous infligeons pas plus de douleur que nécessaire) de ses petites maison-magasins toutes miséreuses à des grands buildings affaireux de gens affairés, et un mall géant, et les nombreux batiments administratifs entourant la Parliament Hill. C'est dommage que je n'avais point d'appareil car c'était assez joli.

La colline est située au bord d'une baie du fleuve et c'est le seul coin en hauteur des environnements immédiats. De la baie, de l'eau se jette dans le canal à travers l'intérieur de la ville, mais pour l'heure, une bonne partie de la baie est gélée, ce qui rend le tout assez harmonieux, d'autant plus que, malgé que les voitures circulent à 50 mètres de là, on n'entend que les enfants qui piaillent. Toute la colline est parsemée de statues à la gloire des Français ayant fondé les principales villes canadiennes.
Autour sont disposés d'autres batiments administratifs, de type britannique, assez jolis.
Ah oui, au bord de la colline, de l'autre côté de la barrière, dans un espace de 15 mètres carrés habitent les Stray Cats of the Hill (chats errants de la coline) : des petites cabanes avec des gamelles remplies de croquettes sont surveyés par un vieux monsieur pendant que les félins profitent des rayons de soleil. Fusent les "What do you do with the cats?? why are they here??" auquel le bonhomme se contente de répondre : "They live here". Génial.

Non loin se trouve également le musée des beaux arts, qui se distingue par une architecture en partie composée de verre, et une gigantesque araignée de métal à son entrée (5 mètre de haut) dont on peut voir les oeufs blancs dans son euh...panier portatif intégré.




J'ai marché ensuite vers l'intérieur de la ville. Bah rien d'intéressant. Le concert d'Interpol affichant complet, j'ai acheté d'occaz' leur premier album, maigre consolation. Il faut dire que la salle ne peut en fait accueillir que 1000 personnes. C'est peu.

Après avoir vaguement erré, je suis rentré, épuisé par 7 h de marches, ah vi quand même. C'est que j'ai oublié de parler du ByTown Market. Accolé à la coline, c'est un concentré de pubs, de restaurants et de boutiques, les boutiques vendant essentiellemt de la bouffe et des touristeries. C'est également dans ce coin que se situe les clubs accueillant des groupes de rocks.
Mais bon, n'ayant pas pour habitudes de me rendre dans ces endroits non accompagnés, je me suis contentés de fixer les gens en train de manger à travers la vitre. Ils s'en foutent pas mal car ils avaient l'air de bien manger. Notons que le premier service se fait à 18h tout de même.

Après avoir questionné quelques autochtones, il semble que ceci soit les seuls curiosités vraiment intéressantes, hormis les musées auxquels je consacrerais un WE ultérieur.

J'ai été recontent de croiser le remplisseur de sac échappé des Simpson en faisant mes courses, mais j'en profite pour reraler face à l'attrape-Jérôme que sont les prix affichés HT. Je ne me suis acheté de bière (mais ça n'est pas dans mon habitude), tout ça pour dire qu'ici il faut aller à The Beer Store, un tout petit magasin où vous demander à la caisse ce qu'il vous faut (comme en France pour le tabac tout compte fait), on ne trouve de l'alcool quasiment nul part ailleurs. Ca change de la France et de sa Villageoise démocratique.

A part ça je fais de l'insomnie, et je lis



Bref, encore quelques jours puis vélo, boulot, Toronto !

lundi 26 mars 2007

First day at work

J'enchaîne direct sur un autre message, mon coeur battant la chamade après la réception de tous ses commentaires plus émouvants les uns que les autres.

Travail rime avec lundi douloureux (métaphoriquement parlant bien sûr !) et réveil difficile. Et dans ce cas-là, stressé, car je me suis aperçu la veille à minuit que mon réveil ne marchait pas avec le faible voltage. Et tout le monde connaît ma facilité de réveil le matin.

Bref, après avoir avalé ma douche et pris une bonne tasse de café bien froide, je marche jusqu'au boulot : le batiment est relativement grand et la sécurité élevée (genre secret défense quand même). Je ne peux d'ailleurs accéder qu'à un périmètre très limité.

Je rencontre la manager de la bibliothèque : une petite dame d'1 mètre 10 qui marche à toute allure en levant sa tête de tortue ornée de binocles. Les mauvaises langues diront que c'est seulement une bibliothècaire. Je rencontre les quatres autres membres de l'équipe ave qui je fais connaissance durant la journée. Ils sont tous fort sympathiques. J'ai mangé avec l'un deux à la cafétéria où l'on propose un large choix de salades à composer, sandwichs, plats chauds, comme dans toute cafétéria française, en fait. Mais c'est pas donné, alors je mange une soupe. Le collègue, québéquois d'origine est très bavard, un peu freak sur les bord, et est rentré là comme documentaliste après sept ans d'études de théologie et trois ans de vie dans un monastère...

J'ai passé la journée à préparer la mission décrivant l'existant et l'enjeu de la conversion. Enfin, journée très écourtée par un duo d'informaticiens venus m'installer une base de données. Ils sont impayables, passent du québécoué à l'anglais toutes les deux phrases, me parle du chateau de Versailles entre deux "you enter the slash bang bang and you open the blank database, pi ben là tu as tou ce que té veuu".

A part ça ma mission n'est pas celle que j'avais compris vu qu'il s'agit de la planification de la conversion d'un catalogue papier au format éléctronique. Je pige pas vraiment comment je vais passer trois mois là-dessus, m'enfin bon.

Sinon, après ce WE, le suivant sera de 4 jours (vive Paques !). Je pense faire un trajet jusk'à Toronto pour en profiter, et le dimanche suivant, voir le groupe Interpol au Capitol.

Sinon bis, le caprice des dieux est à 6 $. J'ai hésité....Pis y a pas de St Marcellin...Hey j'ai rencontré le remplisseur de sacs boutonneux vu dans Le Safari des Simpson ! (et aux mauvaises langues je réponds d'avance que je ne remplis pas de sac moi!)

Home swift home




En fin de compte, je ne suis pas sorti dimanche en raison d'un lever tardif et d'un ciel peu avenant. Mais comme j'ai un public à satisfaire, je me suis quand même bougé, et j'ai maté trois épisodes des simpsons en anglais sur Global TV en mangeant des nouilles au jambon grillé (raah c'est bien les blogs !!). L'appart est assez spacieux (chuis essouflé en arrivant à la cuisine). Il y a quatre chambres en tout, dont deux vides. Il y a donc une deuxième personne, que j'ai découvert hier soir : un black joueur de basketball étudiant en ethno et télévendeur le reste du temps, "I like chillin' out, playin' video games and pimpin' with some girls". ralala... Il a l'air sympa, surtout qu'il était défoncé et sortait des "hey that's cool " à chque phrase.

L'appart est en fait un "basement", une sorte de cave aménagée dont la plupart des maisons américaines sont pourvues, le plafond arrivant à un mètre au-dessus du sol. Au-dessus vit le proprio et son frère, des indiens programmeurs assez sympathiques (ils travaillent pour Dassault), sa copine, et encore un autre gars.

Bref, ça serait le paradis sans Lucifer réincarné en un maudit matelas de lit aux ressorts démoniaques.

samedi 24 mars 2007

Hi There

Commençons par le début, arrivée sur Paris mercredi soir. Une fois posé les affaires à l'auberge de jeunesse. Je m'en vais voir 300 au ciné sur les Champs-Elysées, bah ouais tant qu'à faire. J'ai adoré, le film : viril, magnifique, rempli de violence esthétisée et gratuite, persos charismatiques.
Retour à l'auberge à 1h du matin, je grimpe sur mon lit. Et je retrouve les joies de ce genre d'établissement : mon voisin du dessous ronfle à faire trembler les murs après avoir flirté avec sa main vers 2h du matin (eh oui...).
Lendemain, levé promptement, je vais récupérer mes bagages aux consignes de la gare de Lyon, je prends mon ticket de RER, et hop grève de la RATP! j'arrive tant bien que mal, mais surtout en retard de 1h au terminal.
Le voyage jusk Montreal dure 7h. Les hotesses sont aux petits soins, on a droit à de la ripaille en pagaille même si c'est franchement dégueulasse (youpi une glace à la carotte rapée en entrée). Certains continuent à se faire servir (gratuitement comme tout le reste) des verres de rouge jusk 'au gouter (des cakes trops secs). J'ai surtout essayé de passer mon temps à dormir.

Hop arrivée Montreal. Après le premier endroit où l'on me controle le passeport (il semble en effet que la moitié des employés sont payés à vous controler le passeport, histoire de voire si vous gardez bien le même d'un bout à l'autre de l'aéroport), j'oublie fatalement de passer par le bureau de l'immigration. Du coup j'y reviendrai un quart d'heure plus tard, ce qui me fait rater mon vol pour Ottawa. Je suis alors mis en stand-by en attente d'un désistement, ce qui fut le cas. Cette fois-ci, l'avion ressemble plus à un vieux coucou, mais je tombe enfin sur une jolie hotesse de l'air. D'ailleurs, comme beaucoup, elle parle français avec un assent québécois très prononcé (méé donc ceci dans mon gardeuh-robe) parle anglais avec un très bon accent anglais.

Vint le truc super drole : la galère pour trouver mon point de chute :

Une fois arrivé à l'arrêt de bus final (aidé par pleins de gens super sympas pour me faire de la monnaie [le compte exact est obligatoire dans les bus, puisqu'il faut glisser les sioux dans une boîte étrange afin d'avoir son billet] et m'indiquer le trajet [paske l'itinéraire prévu par le site de la compagnie s'est avéré foireux], je me rends compte que chuis à deux pas de la rue mais que je ne sais dans quelle direction les faire. Du coup je demande à tous les passants (douze en tout) : personne ne connaît ce nom. J'arrive enfin à avoir mon info par un vieux propriétaire de magasin de pêche, après lui avoir fait répété cinq fois son anglais machouillé.

Arrivé dans la rue, je file à la maison...qui s'avère être la mauvaise : j'ai noté un mauvais numéro ! Bon, je téléphone au proprio que j'ai eu quelques heures avant pour le prévenir de mon vol raté. Et là pling, "sorry this number does not exist" Shocked Bon je téléphone à mon père pour qu'il fasse l'intermédiaire. 10 secondes après, la batterie de mon téléphone est HS. Bon, je vais dans un fast-food turc pour grignoter un broutille à 1 $ et recharger mon téléphone : sauf que le voltage est insuffisant, il faut un amplificateur. Il fait nuit, il est déjà 1h du matin en France, chuis crevé. Du coup, je prends le bus pour trouver une auberge de jeunnesse en ville pas trop chère. Il est 3h du mat en France : chuis debout depuis 21 heures. Je m'écroule dans le lit et je me réveille 13 h plus tard.

Je me connecte à internet et parle avec le proprio et là, chute de l'histoire. La bonne maison est celle devant laquelle je me suis arreté pour appeler mon popa ! Langue

A part ça les gens ont l'air bien sympa (un gars me donne son ticket de bus valide alors que je compte mes sous devant un arrêt :c'est con mais ça ne m'est jamais arrivé ailleurs) et le décor très américain, comme dans les films. A coté de chez moi, une grande avenue est bordée de magasins comme dans ces même films, de malls, et de magasins " tout à 1 $"où j'ai fait mes courses. Alors bon, bah les légumes verts , faut tellement les chercher que je ne les ai pas trouvés, par contre pour les conneries remplies de sucre et de sel, y a de quoi faire. Tiens j'ai même trouvé de l'épaule de boeuf en boîte.

J'ai du mal à comprendre une partie de l'anglais que les gens parlent en machant des mashmallows imaginaires, mais globalement, ça va.

Pour la neige, il en reste dans les rues, mais apparemment j'arrive en pleine transition avec le printemps, donc il fait seulement aussi froid qu'en France en hiver (enfin, hier j'ai croisé pas mal de gens en t-shirts quand même, sont fous).

Aujourd'hui glande, demain visite, après-demain boulot !


Il neige

Ouaip, alors chuis vite retourné au chaud !